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26 mai 2006
Osons l'aventure, Café Essentiel le 30 mai au Divan du Monde
Osons l’Aventure ! C’est le thème du 10ème Café Essentiel qui vous attend au
Divan du Monde Mardi 30 mai à partir de 20 heures .
NB Merci de transmettre à vos amis
Occasion unique pour une conversation animée par Philippe Lefait et en présence de Olivier Weber, Philippe Oddou, Jérôme Adam et Paul Clavier
Vous pourrez poursuivre cette conversation tard dans la soirée avec vos amis autour d’un verre, d’un dîner (possibilité de dîner sur place) et profiter également de la soirée animée par le DJ du Divan du Monde
Pourquoi se dépasser et comment? Est ce une affaire de courage, de volonté, une envie d'aller de l'avant? L'aventure peut-elle exister au quotidien ou seulement dans des actions extraordinaires et ponctuelles ? La volonté, le courage, est-ce à la portée de tous ? Suffit-il d'oser ?

Animation : Philippe Lefait : Ancien grand reporter, chef du service politique étrangère d'Antenne 2 puis présentateur du journal, Philippe Lefait a dirigé et produits plusieurs magazines culturels sur France 2, dont "Le Cercle" et actuellement "Des mots de Minuits"( http://desmotsdeminuit.france2.fr/ ). Philippe Lefait y reçoit des invités pour parler de culture. Petit-fils de mineur, muni d’un doctorat de 3ème cycle en relations internationales, Philippe Lefait a d’abord exploré le monde comme grand reporter du Nicaragua à l’Argentine, du Tchad à la Pologne avant de devenir selon Le Monde « le nouveau Pivot ». De 1980 à 1990, la radio et la télévision auront tout appris sur la noblesse et l’ordurerie humaine à ce féru de jazz et de littérature. Philippe Lefait cherche à « mettre la qualité à la portée du plus grand nombre ».
Olivier Weber : Grand reporter à l’hebdomadaire Le Point, écrivain, Olivier Weber est l’auteur de plusieurs ouvrages dont French Doctors et Le Faucon afghan (Éditions Robert Laffont). Il a été lauréat du prix Albert Londres , Joseph Kessel et Lazareff en 1992. Olivier Weber a également écrit Le Grand Festin de l'Orient, essai que prolonge son tout nouveau roman, La Bataille des Anges (2006). Histoire épique autant que roman d’amour, La bataille des anges est aussi « une vaste parabole aux accents stendhaliens sur le rejet du fanatisme, et un hymne à la liberté. »
Paul Clavier : Docteur en philosophie et maître de conférence à Normale Sup., Paul Clavier est né en 1963. Parmi ses publications, Dieu sans Barbe, ou 21 conversations instructives et amusantes sur la question très disputée de l’existence de Dieu. ( La Table Ronde , 2002). Il a aussi écrit Kant : Les Idées Cosmologiques (PUF, 1997), La Raison (Hatier, 1998), Le Concept du Monde (PUF, 2000). Paul Clavier a animé les premières Conversations Essentielles en 2003 au Bataclan.
Philippe Oddou : Fondateur et directeur exécutif de l'association "Sport dans la Ville ". Par la mise en place et l’animation de ses centres sportifs, Sport dans la Ville souhaite apporter par le sport, à des enfants en difficulté sociale, familiale, ou scolaire, des valeurs physiques, morales et intellectuelles fondamentales à leur épanouissement et leur réussite : le respect de soi et des autres, le sens du travail, l’esprit d’équipe, la maîtrise et le dépassement de soi. Sport dans la Ville a pour but d’accompagner les jeunes dans leur construction personnelle, de favoriser leur ouverture et de les guider sur les chemins de la formation et de l’insertion professionnelles. http://www.sportdanslaville.com
Jérôme Adam (Créateur d'Entreprise, auteur de "Entreprendre avec sa différence http://www.yanous.com/logiciels/pointsdevue/pointsdevue030912.html
Président du Directoire de Visual Friendly, 25 ans, aveugle, Science-Po Paris, ESSEC, cofondateur de Visual Friendly, société de conseil en ergonomie des sites et proposant Label Vue, le logiciel qui permet aux internautes de personnaliser leur confort de lecture (taille, couleurs, emplacement des menus de navigation), qu'ils aient une fatigue visuelle, une presbytie ou un handicap visuel. Les pages recomposées se présentent alors sous forme simplifiée, sans les menus déroulants et autres animations qui gênent la lecture. Les non-voyants ont accès à une version compatible avec leur plage braille et leur synthèse vocale.
15:09 Publié dans Cafés essentiels 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mai 2006
être différent, devenir, souffrir, mourir, espérer
des conférences ont eu lieu à la cathédrale de Paris entre des experts agnostiques et des théologiens sur ces thèmes existentiels. A lire ...
23:40 Publié dans Humanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La modernisation contre la jeunesse ?
Modernité on/off dirigé par Philippe Lemoine, PDG de LASER, organise au théatre du rond point un débat sur cette question. Allez Voir la Piece jointe cashi11q.pdf
17:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mai 2006
Philippe Lefait
Découvrez qui est Philippe Lefait, animateur du prochain Café Essentiel qui aura lieu le 30 mai au Divan du Monde sur le thème Osons l'Aventure ! à travers un article de Elodie Chevalier
Ancien grand reporter, chef du service politique étrangère d'Antenne 2 puis présentateur du journal, Philippe Lefait a dirigé et produits plusieurs magazines culturels sur France 2, dont "Le Cercle" et actuellement "Des mots de Minuits". Philippe Lefait reçoit des invités pour parler de culture, des mots qu'ils ont à dire, à voir chaque mercredi à 01h00 sur France 2. http://desmotsdeminuit.france2.fr/
16:30 Publié dans Cafés essentiels 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 mai 2006
la panne des élites
dans le monde d'aujourd'hui un article fort intéressant : aller voir sur le site du monde
Il est notamment dit que "En revanche, les Français jugent très sévèrement l'action de leur élite actuelle, qu'ils divisent entre une élite dirigeante, dite "du faire", discréditée, et une élite du "dire" qui n'agit pas directement sur le réel. Une part croissante de Français (57 %, soit une augmentation de neuf points en dix ans) estime que les élites ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités, et 76 % constatent une divergence d'intérêts entre les élites d'un côté et les Français de l'autre. Cette défiance touche particulièrement les élites dirigeantes. A contrario, les Français valorisent les "élites du dire" qui commentent le réel, mais qui n'ont qu'une emprise limitée sur la vie quotidienne des Français.
C'est vraiment affligeant ! y a t'il une vraie crise des élites aujourd'hui ?
16:46 Publié dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mai 2006
La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. [ Albert Einstein ]
La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. [ Albert Einstein ]
08:35 Publié dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 mai 2006
Conclusion de Ghislain d’Alançon,
« Je ne tenterai pas de faire une synthèse de tout ce que l’on vient d’entendre. C’est à vous de la faire puisqu’elle vous appartient !
Rêvons nous assez ? J'ai confiance car je vois une nouvelle génération se lever avec un idéal fort, un talent étonnant, une générosité dans le don de soi qui sont extraordinaires. Les aspirations fondamentales de l’homme s’expriment de plus en plus intensément à travers la quête de sens et d’idéal, la résurgence des questions essentielles la recherche de valeurs et de repères. J'ai confiance car, dans cette quête d’humanité et de lumière, nos contemporains se posent de bonnes questions et refusent les réponses convenues. Ce sont à mon sens, des signes importants d’espérance pour le monde d’aujourd’hui.
Votre présence aujourd’hui, ainsi que l’intérêt que vous avez montré à ces discussions, l’attestent.
Comme le dit Marcel Proust, « la vraie découverte, ne consiste pas, à chercher de nouveaux paysages, mais à changer de regard », c’est vraisemblablement à un changement de regard, auquel nous avons été invités, en vue d’une découverte active de l’avenir.
De nombreuses énergies positives et créatives n'ont de hâte que de s’exprimer. Encore faut-il les conforter, les réveiller, et les ancrer dans les valeurs profondes de l'humanité. Cela constituera vraisemblablement le socle d'une société, plus créative, plus entreprenante, plus juste et plus humaine. »
17:25 Publié dans Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 mai 2006
Qu’est-ce qui fait bouger l’homme ? 3ème plateau
Antoine Vacarro interpella alors Axel Kahn et Jean-Marie Lustiger avec la question suivante
« Qu’y a-t-il dans le futur qui pousse toutes les espèces, par de complexes stratégies, à tenter par toute leurs forces d’y envoyer leurs gênes ? Quels sont les mécanismes qui expliquent la pulsion vitale ? »
Axel Kahn y répondit de la façon suivante :
« En fait, la diversité des êtres crée un déséquilibre dans leur système qui a avantagé certains plus que l’autre. Et la volonté de transmission de ses caractéristiques à sa descendance est le mécanisme de l’évolution.
On ne peut pas ramener la richesse humaine à une humanisation de ce mécanisme simplement. Pour quelque raison que ce soit, l’homme a acquis la capacité de se fixer des actions dont le dessein est tout autre : il peut se revendiquer d’une filiation qui n’a plus rien à voir avec les gênes : filiation par le cœur, par le projet, par l’amour. L’exemple de l’adoption d’une enfant montre bien que le désir de transmettre et d’éduquer peut être totalement disjoint de la transmission génétique. C’est l’une des caractéristiques de notre puissance humaine qui n’a plus rien à voir avec cette énergie vitale.
Je pense que la grande caractéristique de l’humanisation, c’est que l’homme et la femme peuvent se servir de cette énergie humaine pour la transformer et avoir des desseins typiquement humains même s’ils ne passent pas par la procréation. »
Le cardinal Lustiger répondit à la question de la façon suivante
« L’homme est plus qu’un être de chair et de sang ; il est capable de cette réalité spirituelle, morale, qui fait que le beau, le vrai, le bien ne sont pas des paramètres qui s’apprécient quantitativement … car c’est le secret même de la liberté humaine et de son énigme.
Il n’y a pas de vie ratée tant qu’un être humain est capable d’achever l’humanité de sa vie dans un acte d’amour, de don et un acte de pardon. »
Ce fut la conclusion de ce troisième plateau.
17:20 Publié dans Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mai 2006
Avenir et Amour sont-ils liés ? 3ème plateaua
Valérie demanda alors si l’avenir n’est pas lié à l’amour de la façon suivante « Mes périodes difficiles correspondent souvent aux périodes où je n’ai pas su donner ou recevoir de l’amour… Parfois on ose plus donner de l’amour parce qu’on a peur, parce qu’on est perdu, et du coup on ne croit plus dans l’avenir. »
Pour le Cardinal Lustiger, « il n’y a jamais de vie définitivement ratée ». La réussite d’une vie est toujours à porté de main pour toute vie humaine.
« J’ai dit cela à des souffrants, des mourants, des prisonniers, des condamnés, à des vies gâchées à vue humaine… et ce n’était pas un discours gentil et réconfortant. Chacun, tant qu’il a cette conscience de soi, est capable d’accepter son destin intime, sa réalité infiniment précieuse. Je pense que tout être humain représente à lui seul, dans la solidarité avec tous les autres, un chef d’œuvre inaccessible de beauté et de grandeur. Car un être humain n’est pas seulement un amas de cellules qui se décomposera, c’est quelqu’un.
Tant que nous sommes doté de cette conscience, nous sommes capable de ce vis-à-vis de l’autre, le prochain, le voisin, à l’image de qui je suis formé. Consentir à ma propre vie, par le pardon, l’amour et le don, c’est réconcilier chaque chose avec soi-même. C’est comme si dans une musique, enfin sonnait l’accord absolument parfait et inouïe, d’une musique qui s’exprime en un seul instant. Et cela c’est la musique secrète de chaque existence. Ce qui fait qu’à cet égard nous sommes tous à égalité, chacun de nous est capable de donner ce son. Et du coup, la vision du monde que l’on peut avoir quand on a cette évidence, qui est un acte de foi en la réalité de mes semblables, commande une vision de l’ensemble du destin de l’humanité ; alors même que la société peut traverser des périodes tragiques. Ce regard peut nous permettre de réévaluer autrement le regard que nous portons sur l’histoire et sur les projets des hommes. Et chacun est responsable du tout, comme une chaîne : si peu que l’on tire d’un côté ou d’un autre, on agit sur les forces en puissance et quelque chose se passe ».
Puis le cardinal partagea son expérience de rencontre avec le Pape Jean-Paul II qu’il a connu intimement « J’ai été frappé de son humanité à l’égard de chacun, il saluait chacun individuellement et personnellement. Il avait une perspicacité stratégique sur les événements du monde, qui étonnait les politiques. En effet, sa vision du monde et de l’histoire n’était pas référée seulement au calcul des forces en présence mais sur une vision de l’homme éclairée par la dimension divine de l’existence humaine et en même temps, l’objectif donné à l’agir humain de vivre divinement cette condition humaine. Cela fait que l’homme est appelé a surpasser les déterminismes de sa condition, pas simplement par ambition de possession ou de pouvoir, mais par excès d’amour et de don ; ce qui est vitalement nécessaire à l’équilibre du monde. Cette vision du très long terme, du terme inaccessible de l’histoire humaine, éclairait son raisonnement sur les déterminismes politiques.
Il avait une lumière qui est son espérance, la perception d’une dimension dont il était le témoin. »
Lecture du texte « Désirs » par Bruno Ricci
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17 mai 2006
Un dialogue entre un croyant et un athée - 3ème plateau
Il est alors demandé à Axel Kahn si l’on envisage l’avenir différemment sans quête spirituelle :
« Après une éducation catholique, à l’âge de 15 ans, je me suis rendu compte qu’en réalité je ne croyais pas… Mais je ne pouvais manquer de me poser la question de la direction, du sens que je voulais donner à mon existence, bien que pour moi l’existence n’a pas de sens. J’ai dû d’autre part, refonder l’évidence de la valeur de l’autre sur de nouvelles bases : l’humanisme va de soi pour le croyant, mais dès lors que cela disparaît, c’est plus difficile.
Finalement, chrétiens et non chrétiens peuvent se retrouver sur la réflexion suivante : aucun avenir ne mérite qu’on y accorde son action, d’être évoqué, si l’épanouissement de l’autre et un monde plus juste n’en est pas l’objectif. C’est la seule justification de l’action humaine. »
Ce à quoi le cardinal Lustiger répondit :
« Mon itinéraire personnel est exactement opposé de celui d’Axel Kahn puisque je ne viens pas d’un fond croyant et encore moins chrétien.
Il me semble que l’une des questions les plus fondamentales de l’existence humaine est la suivante : l’idée naïve de la réussite ou du bonheur est contredite par une expérience qui frappe le voisin et qui peut vous frapper vous-même. J’ai réalisé cela très tôt …
Du coup il faut répondre a cette énigme : pourquoi est-ce que l’injustice me frappe ? Que signifie le fait d’être homme ? A quoi cela sert et où cela mène ? Et quelle est la vraie réussite, la vraie ambition d’une vie ? Qu’est-ce qui faut faire de sa vie ?
Cette question est liées à la condition humaine et de ses blessures dues non simplement au fait des circonstances, mais dues à la vie sociale elle même.
Autrement dit, qu’est donc cette condition humaine où les êtres humains sont ainsi faits : au lieu d’être bienveillants les uns pour les autres, il apparaît presque comme nécessaire qu’ils se fassent du mal, qu’ils s’entre tuent, que le mal de l’homme vienne de l’homme, et non d’une puissance cosmétique contre laquelle on ne peut rien ? Y a-t-il donc dans la liberté des hommes une fatalité ? Quelle est donc cette énigme de la condition humaine. Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question. C’est une question qui ne cesse de se poser et la réponse est une manière de faire face à cela… Comment ? Certains conditionnements de certains métiers doivent faire face à la souffrance de l’autre… mais ce n’est pas la vraie réponse !
Toutes ces questions que je me posais s’inscrivaient sur un fond de conscience biblique, avec la connaissance qu’il y a une histoire dans l’histoire de l’humanité et qu’il y a une histoire du salut…que cette histoire concerne un appel, des hommes et des femmes et qu’il faut y répondre. Et du coup, il y a une responsabilité devant la souffrance, devant le mal, même devant le malheur.
Je voudrais vous partager deux textes qui m’on marqué puisqu’ils me semblaient exactement circonscrire le chemin sur lequel je m’avançais et que je cherchais à davantage explorer :
- « Tout est vent et poursuite de vent », l’Ecclésiaste : c’est-à-dire la vanité de toute chose
- Et Job qui demande à Dieu raison de sa souffrance dans le livre de Job»
17:20 Publié dans Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

